J’avais vraiment hâte d’aller voir l’exposition Insectes: géants insolites au Musée canadien de la nature. Je n’en savais pas grand-chose outre le fait qu’il y aurait d’énormes sculptures très détaillées et l’artiste en moi était curieux de voir ce travail. J'avais même mis ma cravate des Beatles pour faire un mauvais jeu de mot in english (son homonymes anglais beetles signifiant scarabées). Ce que je ne savais pas, c’est que l’expo est pas mal plus vaste que ça! Parce que les insectes représentent environ 2/3 de tous les organismes vivants sur terre, genre, y en a l'ong à dire à leur sujet. Un néophyte qui regarde deux insectes similaires pourrait se dire que ce sont deux spécimens d’une même espèce mais un entomologiste, lui, vous dira que pantoute. C’est beau la biodiversité! Ce qui est encore plus beau, c’est quand on la présente comme une réelle œuvre d’art.

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D'un réalisme à couper le souffle!

Parlant de beau, les sculptures de l’artiste italien Lorenzo Possenti dans la première salle sont MA-GNI-FIQUES!!! En plus d’une évidente maîtrise totale de son médium, l’artiste fait preuve d’un souci du détail hors-pair, surtout quand on pense à la taille de ses modèles. Un travail de moine! Justement, à côté des sculptures, on retrouve de vrais spécimens des bébittes en question, juste question de mettre les choses en perspectives. Les photos de plantes sur les murs et les motifs créés avec des papill'ons et autres insectes colorés sur des canevas rajoutent un aspect très naturel à la galerie et justement, on se sent autant dans une galerie d’art que dans un musée axé sur les sciences naturelles. J’ai passé de l'ongues minutes à examiner chaque œuvre et à me sentir comme dans « Chérie, j’ai réduit les enfants » à côté des scarabées, sauterelles et autres papill'ons géants. Et voilà pour les contemplatifs (dont je suis)!

André et Mini-André

Je vais repl'onger en enfance quelques instants. La réaction initiale de mini-André à la vue de ces créatures géantes en serait une de fascination et d’émerveillement et il passerait de bonnes minutes à passer d’une à l’autre en posant plein de questions à ses parents sans nécessairement attendre de réponse. Une fois les onomatopées de dégoût et de fascination passés, accompagnés des « on touche avec les yeux, ok? » d’adultes dépassés, sa curiosité le mènerait vers la sauterelle géante (je ne me rappelle plus du nom exact de la créature en question alors sauterelle ce sera) qui bouge sur l’écran à l’entrée de la pièce suivante. Dans le couloir qui y mène, mini-André serait fasciné par les coléoptères et phasmes marchant à la file indienne vers la deuxième partie de l’exposition.  Ça grouille et c’est fascinant, voire presque hypnotisant. Parce que soyons réalistes, s’il est vrai que plusieurs enfants ont un niveau d’attention qui se rapproche de celui d’un émeu surcafféiné, on ne peut donc pas s’attendre à ce qu’un mini-soi admire l'onguement des sculptures, aussi belles soient telles. Dans cette prochaine salle, mini-André va pouvoir se lâcher lousse, comme on dit en latin.

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Ceci n'est pas une branche.

Woah. Ici, c’est « touche tant que tu veux ». André-adulte a trippé sur les présentoirs remplis d’insectes multicolores et brillants bien répartis en rangées qui rappellent presque un étal de bijoutier, les stations expliquant, spécimens à l’appui, pourquoi tel ou tel insecte figure parmi les préférés des entomologistes du Musée (il y a même un nommé en l’honneur de François Génier, l’un desdits entomologistes) et les microscopes permettant d’examiner de près ces créatures aux poétiques noms latins qui nous fascinent et/ou nous achalent dans notre propre cour arrière; on nous rappelle encore une fois que le monde des insectes en est un des plus fascinants et surtout très, très diversifié. Mini-André, lui, aurait trippé sur les diaporamas de superbes gros plans de bébittes (il aurait craqué pour l’apparent sourire de l’une d’elles) et sur les vivariums où des créatures vivantes vaqu'ent à leurs occupations. Essayez d’apercevoir les phasmes (vous savez celles qui ressemblent étrangement à des branches), pour le fun! Autant André-adulte que Mini-André ont trippé à voir comme des mouches au travers des l'unettes spéciales, à essayer de sauter aussi loin qu’une sauterelle et même à rouler un coussin comme certains scarabées roulent une boule de… bon disons qu’ils s’appellent « bousiers » et qu’ils portent très bien leur nom, ok?

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Ben allô toi!

 

Le clou de l’exposition : la distributrice à insectes. Si on dit que les p’tites bébittes mangent pas les grandes, l’inverse lui est tout à fait possible. Pour 1$, vous vous méritez un petit coco en plastique dans lequel se trouvent des insectes comestibles, une réalité dans plusieurs parties du globe et une possible solution aux pénuries alimentaires. Là où Mini-André aurait été dégoûté, André-adulte a essayé, comme en témoigne la vidéo ci-dessous.

 

Bref, la nature est une vraie œuvre d’art et c’est exactement comment on la présente ici, en plus de nous rappeler qu’au-delà notre fréqu'ent dédain envers eux, les insectes jouent un rôle crucial pour la planète. En gros, une exposition vraiment, vraiment agréable autant pour Mini-soi que soi-adulte. Et jetez un coup d’œil au programme d’activités en lien avec l’expo. Il y en a pour tout le monde! Et pour d'autres suggestions pour compléter votre visite, c'est au www.tourismeoutaouais.com que ça se passe!

 

 

 

 

 

 

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Art, culture et musées

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