Dans la vie, je suis une fille en forme, je m’adonne assez facilement à n’importe quel sport et je suis orgueilleuse. Normalement, quand on me dit, « t’es pas game », ben je m’arrange pour le faire et bien le faire.

Et c’est exactement ce qui s’est passé l’automne dernier quand ma collègue Geneviève m’a embarqué dans l’aventure du Marathon canadien de ski (MCS). Elle s’est fait lancer le défi par quelqu’un (coucou Frédéric Ménard, directeur général du MCS) et me l’a ensuite lancé. Pis moi, j’ai dit oui!

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On s’est donc entraînées un peu (pas assez à notre goût, mais manque de temps oblige), chacune de notre côté, et le 20 février 2016, on skiait sur une piste unique, celle d’une des plus longues randonnées de ski de fond en Amérique du Nord. On s’était inscrite dans la catégorie MCS- J’accroche et on a effectivement accroché. Quelle belle expérience, laissez-moi vous raconter!

Un événement accessible à tous

Je dois l’avouer, avant janvier dernier, je n’avais pas mis des skis de fond depuis au moins 4 ou 5 ans (merci d’ailleurs à Sport Échange Outaouais de m’en avoir prêté une paire pour la saison). Le MCS a beau être une randonnée de 160 km de ski de fond entre Gatineau et Lachute, il faut savoir qu’il n’est pas nécessaire de skier tout le sentier. On peut le faire par portion et c’est ce que Geneviève et moi avons fait.

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Quatre catégories s’offrent à vous : MCS – J’accroche (dernière section de chacune des journées), Randonneur (de 1 à 10 sections, 1 ou 2 journées, c’est flexible), Demi-marathon (3 sections chaque jour) et le Coureur des Bois (80 km par jour pendant 2 jours). Vous choisissez donc de skier ce qui vous tente. Et laissez-moi vous dire qu’en 2016, j’ai croisé des gens de tous les âges, d’un petit garçon de 6 ans à un grand-père (plusieurs fois en plus de ça) de près de 80 ans.

La particularité de cet événement est que la piste est linéaire et ouverte une seule fois par année. De plus, l’ambiance y est incroyable. Ce n’est pas une course ni une compétition. C’est une randonnée, les gens skient donc à la vitesse de leur choix.

Sentiment de fierté

Le samedi, nous avons commencé à skier après le diner et 14,7 km plus tard, on était si fières de ce qu’on venait d’accomplir. La catégorie MCS – J’accroche nous permet de passer la ligne d’arrivée de chaque jour, et ça, c’est très agréable comme sentiment de fierté. On approchait l’école primaire de Montebello et on entendait l’annonceur maison mentionner notre nom. Ça faisait du bien après tout ce temps sur le sentier!

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Et on avait surtout très faim! Nous sommes donc allées nous régaler au repas de pâtes offert par le MCS à tous les fondeurs qui dormaient au dortoir de l’école secondaire Louis-Joseph Papineau à Papineauville. Ça rappelait de bons souvenirs! Il y avait longtemps qu’on n’avait pas mangé dans une cafétéria d’école, encore moins avec des centaines de personnes en linge mou. Les gens ne se connaissaient pas tous, mais tout le monde se parlait. Ça sentait la fierté à plein nez!

Et que dire des dortoirs! C’était impressionnant de voir toutes ces personnes installées collées les unes aux côtés des autres dans les gymnases. Voici une photo qui parle d’elle-même!

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Et le dimanche matin, tout ce beau monde a, à nouveau skié, de notre côté c’était 17,4 km, pour se rendre à Lachute. Mon coup de cœur : skier sur la rue Principale!

Une fois la ligne d’arrivée finale passée, nous en avons profité pour prendre des photos avec le célèbre Pierre Lavoie!

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Ce qu’on retient de cette fin de semaine : bien que l’événement s’appelle le Marathon canadien de ski, il est très accessible à tous les types de skieurs. Et une fois sur place, l’ambiance est plus qu’amicale, nous sommes comme une grande famille!

Visite au camp Or

De notre côté, nous avons eu droit à une visite VIP au camp Or du MCS le samedi avant le souper. Bien que le nom comporte le mot « OR », détrompez-vous, ce n’est rien de luxueux. C’est même très de base je vous dirais! Par contre, les gens qui y dorment sont extraordinaires! Non seulement, doivent-ils skier 80 km par jour, mais ils doivent aussi trainer leur nourriture et leur équipement pour passer la nuit à l’extérieur dans un champ. Ces fondeurs sont des vraies machines de guerre, regardez leur installation!

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Et ce soir-là, c’était très humide. Plusieurs ont dormi avec des vêtements humides. Mais malgré ça, dès 5 h 40 le lendemain, ils étaient tous sur leurs skis et ils partaient pour un autre 80 km jusqu’à Lachute.

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Ces fondeurs sont inspirants! On y a rencontré toutes sortes de personnes, certains en étaient à leur première participation, mais plusieurs étaient de retour pour une deuxième, troisième et même neuvième année. Certains le font entre amis, d’autres en couple et même en famille. Nous avons rencontré une famille qui s’y donne rendez-vous chaque année parce qu’une des filles habite en Europe, l’autre, l’Ouest canadien et le garçon et les parents au Québec. C’est beau de voir tout ce monde se tenir debout dans cette aventure hivernale!

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Je vous ai donné le goût de vous inscrire? C’est par ici que vous devez aller. Et si vous vous inscrivez avant le 30 novembre, vous profiterez en plus d’un rabais de 15 %. Allez, inscrivez-vous et vous verrez que vous aussi vous serez accroché au MCS après une seule participation!

Voici la liste des événements de ski de fond pour l'hiver 2015-2016!

Marathon Canadien de ski : 10 au 12 février 2017

Gatineau Loppet : 17 au 19 février 2017

Classique Jack Rabbit : 11 mars 2017

Pour voir à quel point la région est un paradis du ski de fond en hiver, cliquez ici.

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