Amants de la nature et du décrochage professionnel, à vos l'unettes! On est dans la même gang. Je suis mère depuis 11 ans et je m’amuse à répéter que les seules vraies vacances pour toute la famille, incluant la maman, ce sont des séjours en chalet. Non, je n’ai pas de chalet, car pour moi, en avoir un élimine d’emblée toute notion de vacances. L’idée, c’est d’être gentil avec nos amis et parents qui en ont un et qui lancent des invitations. Ça c’est du vrai décrochage!

Je suis choyée dans la vie. Mes beaux-parents en ont un et ma cousine aussi. J’ai donc l’occasion d’aller relaxer en famille au chalet… des autres! Opportuniste me direz-vous? Peut-être, oui. Mais je m’assure d’apporter en masse de bouffe et ma guitare pour offrir un set gratuit autour du feu pendant que les enfants se bourrent de guimauves. Ma contribution relève du domaine de l’« entertainment », voyez-vous!

Alors c’était en août 2011. Nous avions accepté l’invitation de ma cousine à aller passer une fin de semaine à leur chalet au lac du Marbre, à Val-des-Monts, dans les Collines-de-l’Outaouais. D’ailleurs, saviez-vous qu’en Outaouais il y a 20 000 lacs, deux réservoirs et 87 pourvoiries? Inutile de vous dire que c’est le paradis de la chaloupe, du poisson pour souper et des pieds pendant au bout du quai! L’invitation est lancée ;-)

Hubert en bateau

Revenons à nos moutons. Les valises sont faites, la glacière déborde, on est prêts à partir. On a même pris l'undi de congé pour étirer le plaisir de ne rien foutre. Le vendredi soir et le samedi sont sans histoire. Enfants qui se lancent à l’eau au bout du quai, pique-nique improvisé, serviettes qui sèchent sur la corde à linge, tour de bateau, aventure en pédalo, Richard Desjardins autour du feu… la vraie vie quoi! Comme la journée a été « épuisante » et que la soirée a été bien arrosée, on décide d’utiliser la bonne vieille technique du lave-vaisselle de chalet. Vous connaissez? Non? Alors voici... Avant d’aller se coucher, on fait couler l’eau chaude dans le lavabo de la cuisine avec du savon à vaisselle. On y laisse tremper la vaisselle sale toute la nuit et, le matin venu, on rince et le tour est joué! Prêts à préparer le déjeuner du champion.

Ce dimanche matin-là, je me lève la première, les deux « yeux brouillés » et dans le même trou. Les enfants sont debout, je suis donc l’adulte désignée pour les surveiller. Tant qu’à être debout, je décide de faire ma BA et d’attaquer le « lave-vaisselle ». Je me mets les mains dans l’eau et je touche quelque chose de mou et de gluant… premier choc! Je vous rappelle qu’il est tôt et que la soirée a été bien arrosée. Je pense donc que c’est la guenille qui était tombée dans l’eau. Je la sors de l’eau pour la tordre et me rend compte que ce n’est pas une guenille mais bien une

chauve-souris moooooooooooooooooooooorteeeeeeeeeee. aaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrkkkkkkkkkkkkkkkkkeeeeeeeee.

C’est le réveil le plus brutal que le lac du Marbre a connu de toute son histoire! Toute la gang s’est levée craignant une catastrophe de l’ordre d’une bombe nucléaire pour constater le décès du mammifère volant dans le lavabo, flottant parmi les assiettes et les verres de la veille. C’était à la fois la noyade d’une chauve-souris dans un lavabo et l’enterrement de la technique du « lave-vaisselle » de chalet.

Mais il fallait quand même trouver un vol'ontaire pour organiser les obsèques de la pauvre bête nocturne. Même ma nièce de douze ans qui n’a peur de rien a fait un pas derrière en voyant la scène de crime. C’est donc mon chum qui, l’oreiller encore étampée dans le visage, n’a eu d’autre choix que de procéder à l’extraction de la dépouille avec comme trame sonore une chorale d’enfants et de mères qui font des vocalisent de « A » et de « Ou » très aigües et puissantes.

C’était l’histoire d’une chauve-souris qui a réussi à virer à l’envers un petit matin au chalet qui s’annonçait des plus relax. Depuis ce jour, tous les repas, sans exception, sont suivis d’une séance de vaisselle et de musique dans le tapis. Plus question de la laisser tremper toute la nuit. Preuve que la paresse est bel et bien un péché, nous avons été punis. On en ri encore aujourd’hui!

Faites comme moi, racontez une histoire de chalet dans le cadre de l’émission Les Pêcheurs et courez la chance de gagner une carte-cad'eau de 1 000 $, offerte par Tourisme Outaouais et valable dans une pourvoirie de l’Outaouais participante.

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