Une deuxième vie

Publié le 20 juin 2018

*Derrière chaque menu, produit et expérience se cachent des gens passionnés et leur histoire. Partez à la découverte de ces fiers ambassadeurs de l’Outaouais!

Raymond Huneault nous accueille dans sa maison qu’il a construite lui-même. Même si elle a une quarantaine d’années, la demeure possède cette odeur des maisons d’autrefois : un mélange de bois sec et de feu. C’est rassurant. On ressent la même chose avec M. Huneault. Une force tranquille.

Savait-il, 40 ans plus tôt, que son terrain serait parsemé de ceps de vigne et deviendrait le Clos Baillie? « Non! J’ai travaillé toute ma vie comme fonctionnaire! » Après une vingtaine d’années au CRTC comme analyste en programmation et une douzaine à RNC Média, toujours dans le domaine de la radio et de la télé, il se consacre entièrement à sa passion pour le vin.

Mais d’où vient cette passion? « Mon grand-père maternel avait un vignoble à Megève, en Haute-Savoie », raconte-t-il. À cela s’ajoute, chaque année, un voyage en France et en Ontario à rencontrer les vignerons, à se faire des amis dans le coin de la Bourgogne et dans le sud de l’Ontario, à trinquer, à échanger, à jaser avec des viticulteurs, à goûter, à s’inspirer… Il remarque d’ailleurs que l’Outaouais ressemble étrangement à la Bourgogne, avec ses vallées, ses forêts, et même son microclimat.

C’est en 1999 qu’il découvre l’existence d’une espèce de vigne hybride provenant du Minnesota qui est adaptée à nos climats difficiles. C’est le déclic.

Tout en gardant son travail à RNC Media, il débute sa plantation.

« Est-ce que je peux les remercier? » me demande M. Huneault pendant l’entrevue. « Le président de la station, Pierre Brosseau, a eu pitié de moi », se rappelle-t-il en riant. « Il m’a donné un soutien incroyable. Avec toute la publicité qu’ils m’offraient, ils m’ont propulsé. J’ai été gâté. Je n’oublierai jamais ça. »

Donc, Robert Parent, Michel Noiseux et Pierre Brosseau, merci!

Le message est fait.


En 2007, il quitte RNC pour se dévouer complètement à sa passion. Qu’aime-t-il le plus de cette nouvelle vie? « La liberté. La liberté d’horaire. Être son propre patron. Même si ta journée commence à 4 heures du matin, c’est toi qui l’a décidé. C’est satisfaisant. » De quoi est-il le plus fier? « D’être le premier viticulteur en Outaouais. Ç’a ouvert la porte pour les autres », et si c’était à refaire? « Je commencerais plus tôt! »

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