Planète glace, une exposition surprenante

Publié le 5 juillet 2022

J’ai profité d’une journée pluvieuse pour me rendre au Musée canadien de la nature, endroit que je n’avais pas visité depuis longtemps. J’avais oublié à quel point la nature peut être impressionnante. Je me suis déplacée pour visiter l’exposition spéciale intitulée Planète glace : mystères des âges glaciaires, exposition qu’il sera possible de visiter jusqu’au 5 septembre prochain.

De la formation des glaciers jusqu’à la fonte

L’exposition est séparée en cinq parties distinctes et chacune reflète une période historique différente avec les enjeux qui lui sont propres. Le début traite de la glace en elle-même : de sa composition, de son rôle dans l’écosystème et de comment le positionnement de la Terre dans l’univers influence sa formation.

Je me suis déplacée ensuite vers la deuxième salle, pièce qui se penche sur l’évolution des animaux et de leur adaptation au froid. Il est possible de voir un comparatif entre les proportions de muscle, de graisse, de peau et de pelage entre un éléphant et un mammouth. L’un étant fait pour des températures très élevées et l’autre pour des températures très en dessous du point de congélation : la comparaison est impressionnante !

À travers un corridor multisensoriel, la troisième partie montre les terres disparues suite à la fonte des glaces et de l’élévation du niveau de la mer. Des panneaux d’interprétations expliquent de quelle façon les glaciers exercent une force phénoménale sur les plaques tectoniques formant ainsi des mers à l’intérieur des terres. De nombreux ponts terrestres ont disparu après s’être retrouvés ensevelis sous ces mers. J’ai été surprise de voir de quoi avait l’air le monde avant la fonte des glaciers.

La quatrième portion de l’exposition m’a appris de quelle façon les peuples tuniit et thuléen se sont adaptés au froid. Des nombreux artéfacts authentiques trouvés dans des sites archéologiques canadiens sont présents dans les vitrines.

Pour la dernière partie, il est question d’aujourd’hui. On y retrouve une cabane de pêche sur glace et des panneaux d’interprétation sur les activités hivernales que l’on pratique à notre époque. J’ai été étonnée d’apprendre le rôle que joue l’hiver sur notre consommation alimentaire et même sur notre production de sirop d’érable.


Les sens en éveil

Tout au long de l’exposition, les installations jouent avec les sens et nous font ressentir des sensations physiques bien réelles. J’ai été stupéfaite de pénétrer dans une salle dans laquelle la température était plus basse que dans le reste du musée. En peu de temps, des frissons sont apparus sur ma peau. J’étais contente d’avoir prévu le coup et d’avoir pris avec moi une veste plus chaude.

La luminosité dans certaines salles était basse, mais des glaciers et des flocons de neige illuminés étaient suspendus au plafond, donnant aux pièces une atmosphère intéressante. À d’autres endroits, le contraste est important : des représentations grandeur nature d’animaux imposants sur fond blanc ou encore des images de catastrophes naturelles sur fond noir.

En tout temps, on peut entendre le son que fait le vent lorsqu’il souffle par temps de tempête. Des vidéos sont présentés à certains endroits clés.

La technologie, bien intégrée

Plusieurs stations tactiles numériques font partie de l’exposition. Il est entre autres possible de concevoir son propre flocon de neige afin de comprendre de quelle façon ils se forment et pourquoi ils sont tous uniques.

Des caméras à détecteur thermique captent les visiteurs pour démontrer la différence de température entre le corps et l’environnement. Cette installation rend la notion de thermorégulation, qu’utilisent les animaux pour survivre aux hivers rigoureux, beaucoup plus facile à comprendre.

Pour découvrir certaines œuvres numériques, il faut se tenir sur un point précis et agiter les bras afin d’enlever la neige et ainsi révéler l’œuvre. De quoi se dégourdir un peu.


Une invitation à la réflexion

La dernière partie de l’exposition ouvre la porte sur une série de questionnements invitant à la réflexion. Comment pouvons-nous améliorer la situation ? Quel est notre rôle face aux changements climatiques ? Est-il trop tard pour faire marche arrière ? Quels sont les meilleurs moyens pour réduire notre empreinte écologique ? Quelles sont les réelles conséquences de la fonte des glaciers ?

 

Je recommande de visiter la Galerie de l’Arctique Canada Goose en complément à l’exposition Planète glace : mystères des âges glaciaires. La première œuvre est ma favorite : une composition de réels morceaux de glace sur lesquels est projeté un film. Vive l’interdisciplinarité !

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