Pouvoir et splendeur au Musée canadien de l’histoire

Publié le 21 juin 2018

J’ai failli me déguiser en ménestrel ou en princesse. Mais je me suis retenue. Faut dire que j’avais vraiment hâte de voyager dans le temps, à une époque qui fascine presque tout le monde. Loin des idées préconçues qu’on peut avoir du moyen-âge, l’exposition l’Europe médiévale, présentée au Musée canadien de l’histoire, jette une lumière nouvelle sur cette époque soi-disant sombre de l’humanité.

Tout de suite en entrant dans la première pièce, on est enveloppé d’une ambiance feutrée. Est-ce qu’on entre dans une église ou un château? Je ne sais pas trop, mais on ressent un état de recueillement. Les murs rouges, les voutes, la lumière tamisée… et tous ces objets à découvrir.

La première salle.

Tout au long de la visite, on est accompagné d’une trame sonore fort agréable qui joue en boucle. J’apprends le lendemain qu’elle a été composée par Martin Léon. J’adore encore plus cet artiste.

Je suis surprise du nombre et de la variété d’artefacts exposés. On y voit des bijoux magnifiquement décorés, des objets du quotidien, des éléments architecturaux provenant de plusieurs endroits à travers l’Europe. Je suis émue de voir des broderies sur un tissu datant du 13e siècle, une chaussure en cuir récupérée du fond de la Tamise. Épatée d’être devant une bible écrite sur du vélin, qui semble sortir de l’imprimerie (qui n’existait pas encore!). Tant d’années nous séparent des gens qui les ont utilisés!

Masque du docteur de peste. Dans le bec, des herbes aromatiques.

À travers les différentes galeries, on dépeint différents aspects de la vie au temps des chevaliers : l’importance de la religion, l’amour courtois, le pouvoir des monarques, la vie urbaine. Chaque pièce est fascinante. J’aimerais tout lire, il y a tellement de choses à voir!

Au centre de l’exposition, une immense salle circulaire avec projections sur les murs avec, au centre, des écrans tactiles.

Sur ces écrans, on peut choisir l’histoire de gens qui ont marqué l’époque : Jeanne d’Arc, Jean sans Terre, Louis IX. À la suite de ces courts récits, on peut voir apparaitre sur les immenses murs qui nous entourent un décor relié au personnage. Je touche l’histoire de Louis IX (un roi qui a grandement amélioré les conditions de son pays) et soudain, la Sainte-Chapelle à Paris et ses vitraux vertigineux se dressent devant moi. Époustouflant.

La Sainte-Chapelle, comme si nous y étions

La dernière pièce est consacrée à l’héritage médiéval dans notre société actuelle. L’architecture (le meilleur exemple est devant moi : le Parlement d’Ottawa est tellement néo-gothique!), l’héraldique (l’utilisation des armoiries), les seigneuries, la Charte des droits et libertés; pas de doute, l’influence de cette époque riche est toujours présente.

Tiens, en rentrant à la maison le soir même, nous avons regardé le film Monty Python and the Holy Grail. Influencée? Totalement.

Qui a pété?

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