Capsules historiques

Partez à la rencontre de l’histoire de l’Outaouais le long de ses rivières. Ces capsules présentent des personnages emblématiques, de Philemon Wright à Jos Montferrand, ainsi que des lieux qui ont marqué la région, comme le Musée de l’histoire, le Parc Aventure des Chutes Coulonge ou le Manoir-Papineau. Du début du 19ᵉ siècle à aujourd’hui, elles offrent un aperçu vivant du patrimoine culturel, historique et naturel de l’Outaouais.

  • La chute de Luskville
    2009

    La chute de Luskville

    Secteur Ouest du parc de la Gatineau Luskville (Québec)

    La chute de Luskville est située dans le secteur ouest du parc de la Gatineau, dans la municipalité de Pontiac, sur le flanc de l’escarpement d’Eardley. La naissance de la chute remonterait à environ 12 000 ans, lorsque les glaciers, qui recouvraient alors la région, se sont retirés et ont créé une cassure dans la structure rocheuse. Les reliefs nettoyés de leurs aspérités et la forme arrondie des rochers témoignent également de cette érosion.

    Le site propose un sentier en boucle de 4,2 km avec un dénivelé de 300 mètres. Deux belvédères sont aménagés et portent les noms de Pontiac et Lusk, faisant respectivement référence au chef de la nation des Outaouais et à Joseph Lusk, pionnier irlandais prospère dans la région. Le site de la chute de Luskville est un écosystème unique et fragile où habitent plusieurs espèces en danger telles que le faucon pèlerin.

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  • Parc Nature Éco-Odyssée
    2007

    Parc Nature Éco-Odyssée

    52, ch. les Sources La Pêche (Québec) J0X 3G0

    Michel Leclair, autrefois agent de conservation de la faune pour le parc de la Gatineau, acquiert en 1997 un vaste terrain à Wakefield sur lequel se trouve un marais de 70 acres. Son objectif est de créer un vaste labyrinthe aquatique, rappelant le réseau de canaux creusé sous l’eau par les castors. Véritable passionné de cette espèce emblématique du Canada, il souhaite transmettre aux visiteurs son savoir sur l’animal et son habitat.

    Les travaux s’échelonnent sur cinq ans et le Parc Nature Éco-Odyssée ouvre au public en 2007. À bord d’un pédalo, d’un canot ou sur une planche à pagaie, les visiteurs peuvent circuler à travers un labyrinthe aquatique de 64 intersections, long de 6,4 km. Du matériel est remis aux participants avant l’excursion afin de contribuer à l’interprétation de l’environnement qui les entourent. En hiver, le labyrinthe glacé est ouvert aux patineurs.

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  • La Société d’histoire de Buckingham
    1993

    La Société d’histoire de Buckingham

    379, av. de Buckingham Gatineau (Québec) J8L 2G6

    Créée en 1993, la Société d’histoire de Buckingham est un organisme à but non lucratif qui œuvre à la promotion et la conservation du patrimoine matériel et immatériel de Buckingham et de la Basse-Lièvre. Située dans l’édifice du Vieux-Marché, la Société d’histoire inaugure, en 2013, sa nouvelle exposition permanente Buckingham, ville énergie. Celle-ci aborde notamment l’industrie forestière et minière, secteurs ayant permis l’essor économique de la ville, et réalise le portrait des habitants et de personnages importants de l’histoire de Buckingham. L’exposition met à la disposition des visiteurs des tablettes interactives, ainsi qu’un parcours éducatif pour les jeunes. Périodiquement, la Société d’histoire de Buckingham organise des visites guidées, ainsi que des ateliers et des conférences.

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  • Parc Oméga
    1991

    Parc Oméga

    399, rte 323 Nord Montebello (Québec) J0V 1L0

    Ouvert au public depuis 1991, le Parc Oméga se distingue des zoos traditionnels par son milieu naturel de plus 2 000 acres, où cohabitent plusieurs espèces animales emblématiques du Québec. À bord de leurs véhicules, les visiteurs peuvent parcourir un réseau de 12 km de sentiers et observer différents animaux tels que des wapitis, des bisons, des loups, des ours et des sangliers. Il est même possible de nourrir des cervidés avec des carottes. Ouvert à l’année, chaque saison offre une expérience unique aux visiteurs.

    Le parc propose également l’expérience sons et lumières Oméga la nuit, permettant de découvrir la beauté de la nature nocturne à travers un sentier pédestre de 1,5 km. Pour une immersion totale, le Parc Oméga propose des hébergements au cœur du territoire naturel des loups.

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  • Chutes de Plaisance
    1990

    Chutes de Plaisance

    100, rue Malo Plaisance (Québec) J0V 1S0

    Fondé en 1990, Patrimoine et Chutes de Plaisance est un organisme à but non lucratif à vocation patrimoniale, culturelle et récréotouristique. Celui-ci gère le site naturel des chutes, qui comprend un pavillon historique, un belvédère et des aires de repos avec tables de pique-nique. Les randonneurs peuvent également emprunter le sentier d’un kilomètre, menant jusqu’au pied des chutes.

    Sur le site, des panneaux d’interprétation dévoilent l’histoire du secteur et le rôle économique déterminant qu’il a joué au courant du 19e siècle. Avec un dénivelé de 63 mètres, les chutes de Plaisance ont en effet permis le développement de l’ancien village industriel de North Nation Mills, aujourd’hui disparu. Accessible en voiture et à vélo, le site est également autorisé aux chiens en laisse.

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  • Parc national de Plaisance
    1978

    Parc national de Plaisance

    1001, ch. des Presqu’îles Plaisance (Québec) J0V 1S0

    D’une superficie de 28 km2, le parc national de Plaisance se trouve sur l’ancien territoire de Louis-Joseph Papineau, propriétaire de la seigneurie de la Petite-Nation au début du 19e siècle. Très fertiles, les terres sont alors vouées à l’agriculture. En 1963, la mise en service du barrage de Carillon, situé dans les Laurentides, rehausse le niveau de la rivière des Outaouais et des zones marécageuses apparaissent à Plaisance. En 1978, ce nouvel écosystème devient une réserve faunique et en 2002, il obtient le statut de parc national.

    Aujourd’hui, les visiteurs peuvent sillonner le parc national de Plaisance grâce à des sentiers pédestres, des pistes cyclables et des parcours de canot et de kayak. On peut y observer une faune et une flore diversifiées et le centre de découverte et de services présente une exposition permanente sur les richesses naturelles et humaines du parc.

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  • Le parc du Lac-Leamy
    1961

    Le parc du Lac-Leamy

    Promenade du Lac-Leamy Gatineau (Québec) J8X 3P5

    À pied, à vélo ou en voiture, le parc du Lac-Leamy est accessible par le boulevard Fournier, en empruntant la promenade du Lac-Leamy. Entouré par la rivière des Outaouais et la rivière Gatineau, le parc s’étend sur une superficie de 174 hectares. Créé en 1961, le site est doté d’une plage, d’aires à pique-nique avec barbecue, d’un terrain de jeu et d’un centre de location d’équipements sportifs et récréatifs.

    Les fouilles archéologiques, réalisées dans le parc du Lac-Leamy, ont révélé une présence humaine remontant à plus de 5 000 ans. En saison estivale, le secteur servait de lieu de rencontre et d’échanges pour les peuples des Premières Nations. Des objets tels que des outils en pierre et en cuivre, des fragments de poteries et des restants d’os d’animaux ont été trouvés. Plus grand parc urbain de la région, le parc du Lac-Leamy est une véritable oasis au cœur de la ville.

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  • Le belvédère Champlain
    1938

    Le belvédère Champlain

    Promenade Champlain Luskville (Québec) J0X 2G0

    Le belvédère Champlain est situé dans le parc de la Gatineau, au sommet de l’escarpement d’Eardley. S’élevant à 335 mètres, il offre une vue panoramique sur la rivière des Outaouais et permet d’observer la démarcation entre le Bouclier canadien et les basses terres du Saint-Laurent. Habité par les populations autochtones pendant des siècles, le secteur voit arriver les premiers colons européens au début du 19e siècle afin d’y exploiter la terre.

    Le parc abrite une faune et une flore riches et diversifiées, comprenant 50 espèces de mammifères, 230 sortes d’oiseaux, près de 1 000 variétés de plantes et 50 essences d’arbres. Les visiteurs peuvent emprunter les nombreux sentiers du parc et certaines zones sont accessibles en voiture, dont le belvédère Champlain. Fondé par la Commission de la capitale nationale en 1938, celle-ci assure la gestion et la protection du parc.

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  • Le parc Jacques-Cartier
    1930

    Le parc Jacques-Cartier

    Rue Laurier Gatineau (Québec) J8X 3W9

    Le site du parc Jacques-Cartier est à l’origine un lieu de portage et de repos utilisé par les Autochtones et les premiers colons voulant traverser les chutes Chaudières. Transformé ensuite en zone industrielle, ce n’est que dans les années 1930 que le secteur est aménagé en parc. Longeant la rivière des Outaouais, le parc Jacques-Cartier offre une magnifique vue sur la Colline du Parlement.

    Traversé par le sentier des Voyageurs, le parc contient deux bâtiments témoignant des débuts de Hull. Faisant face à la rivière, la maison Charron est la plus ancienne résidence de Hull. Elle est construite en 1827, par François Charron, sur un lot appartenant à Philemon Wright. À l’extrémité nord du parc, on peut également apercevoir l’ancien bureau de la Gilmour and Hughson Limited, l'un des vestiges du grand marchand de bois du 19e siècle.

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  • Musée canadien de l’histoire
    1927

    Musée canadien de l’histoire

    100, rue Laurier Gatineau (Québec) K1A 0M8

    Les origines du Musée canadien de l’histoire remontent au milieu du 19e siècle, avec la première étude géologique de la province. La Commission géologique du Canada, créée à cet effet, recueille à travers le pays des échantillons archéologiques, biologiques et géologiques, formant ainsi la première collection. En 1927, la Commission géologique du Canada devient le Musée national du Canada. Changeant d’emplacement et de nom à quelques reprises, c’est en 1989 que le musée actuel est inauguré, à Hull. L’édifice est érigé selon les plans de l’architecte autochtone Douglas Cardinal et s’inspire des formes des paysages canadiens. Il porte alors le nom de Musée canadien des civilisations, et en 2013, il est finalement renommé Musée canadien de l’histoire.

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  • La centrale des Rapides-Farmer
    1927

    La centrale des Rapides-Farmer

    2740, rue Saint-Louis Gatineau (Québec) J8V 3X6

    Afin d’alimenter sa nouvelle usine, la Canadian International Paper Co. (CIP) mandate, en 1926, la Gatineau Power Company de construire et d’exploiter une centrale électrique. Érigée sur la rivière Gatineau, à deux kilomètres en amont du pont Alonzo-Wright, la centrale des Rapides-Farmer entre en service en 1927. D’abord destinée à alimenter l’usine de la CIP et à produire de l’électricité pour l’Ontario, le bâtiment est racheté en 1963 par Hydro-Québec. À l’origine, la centrale comprenait une longue passe à billes pour permettre aux billes de bois de contourner les installations.

    Depuis 1994, en saison estivale, la centrale des Rapides-Farmer accueille le public dans un petit centre d’interprétation et offre des visites guidées gratuites du site. Il est possible d’observer un rotor de 160 tonnes en action.

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  • Sentier récréatif des Lac des Cèdres
    1905

    Lucienne Bourgeois

    Secteur Gatineau

    Née en 1905, Lucienne Bourgeois dédie une grande partie de sa vie à aider les personnes dans le besoin. Elle participe notamment à la fondation des Cercles de fermières, qui devient l’Union catholique des femmes (UCF) en 1949. Elle s’implique également dans la création de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale (Afeas) de Sainte-Rose-de-Lima. En 1950, elle devient la présidente et fondatrice des cercles Lacordaire et Jeanne-d'Arc de la paroisse Sainte-Rose-de-Lima. Son engagement se poursuit en 1973 avec la mise en place de la Popote roulante de Gatineau, un service de repas permettant le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie physique ou cognitive.

    Pour son dévouement envers la communauté gatinoise, le pape Jean-Paul II lui décerne la médaille Benemerenti en mai 1985.

  • Alphonse Moussette
    1892

    Alphonse Moussette

    Secteur Hull

    Alphonse Moussette naît à Aylmer, en 1892. Il est le fils d’Antoine Moussette, gouverneur de la prison de Hull de 1890 à 1917. Très polyvalent, il occupe diverses fonctions au cours de sa carrière. Outre ses deux mandats comme maire de Hull, il agit à titre d’huissier à la Cour supérieure et d’inspecteur en chef de la Commission des liqueurs pour le comté.

    En plus de la politique, Alphonse Moussette s’intéresse au milieu du divertissement. En 1909, il devient copropriétaire du cinéma Uniqueoscope, qu’il renomme plus tard Eldorado, puis achète le club Avalon, boîte de nuit populaire à cette époque. Au début des années 1940, il est accusé de protéger des maisons de jeu et de plaisirs, ainsi que d’entraver le travail des policiers. Malgré cela, Alphonse Moussette est élu maire une seconde fois en 1948. Le boulevard Moussette, à Hull, est nommé en son honneur.

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  • Rue Jacques-Cartier
    1876

    Rue Jacques-Cartier

    Rue Jacques-Cartier Gatineau (Québec)

    D’abord connu sous le nom de Long Point Range, le village de Pointe-Gatineau est officiellement incorporé en 1876, un an après la Ville de Hull. L’histoire du secteur est étroitement liée à l’exploitation forestière, à la drave et aux cageux. C’est cette industrie qui incite plusieurs familles à s’installer le long de la rivière, d’où la présence de nombreuses maisons ouvrières, dites allumettes ou hulloises, sur la rue Jacques-Cartier.

    En 2016, la rue Jacques-Cartier connaît un important réaménagement sur 3,2 km. Ce projet, réalisé conjointement par la Ville de Gatineau et la Commission de la capitale nationale, comprend une piste cyclable, des belvédères et des haltes nautiques. Une série de panneaux d’interprétation sur l’histoire du secteur jalonnent également le sentier.

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  • Ada Almira Brown Reid
    1874

    Ada Almira Brown Reid

    Cantley

    Ada Almira Brown was born in 1874, into the third generation of farmers working the land on the family farm in Cantley. An outstanding student at the village school, she became a Gatineau Valley correspondent for the Ottawa Evening Citizen at the age of 14. She wrote about matters agricultural, but also shared broader observations, especially about Ottawa. Between 1895 and 1907, she was paid $30 per year for her writing; she also received a subscription to the Ottawa Citizen and a yellow paper notepad.

    In 1905, Ada Almira Brown married Charles Howard Reid and moved to Kirk’s Ferry. She raised five children and remained there until her death in 1948.

  • Alice Cross Wilson
    1870

    Alice Cross Wilson

    Cantley

    Born in 1870, Alice Cross Wilson owned the Peerless Hotel in Cascades with her husband, Samuel Wilson. The four-story, thirty-room brick building was built in 1890, and particularly welcomed log drivers and workers on the Chelsea Dam. The building also housed the village post office, telephone exchange and general store. It was in this multipurpose setting that Alice Cross Wilson raised her ten children while also taking care of her mother and grandfather. Very involved in her community, she organized various social activities, including fundraising campaigns during the First World War. For over forty years, she played the organ at the local Anglican and United church services.

    After the construction in 1926 of the Paugan, Chelsea and Farmer’s Rapids power stations, the water level of the Gatineau River rose considerably. In 1927, the Peerless Hotel was forced to close because of the overflow of the river caused by the Chelsea Dam. However, the building remained in place through the 1940s.

  • Éléonore Potvin
    1865

    Éléonore Potvin

    Secteur Masson-Angers

    Éléonore Potvin naît le 4 janvier 1865 dans une famille d’agriculteurs d’Angers. Fervente croyante, elle souhaite rejoindre une congrégation de sœurs à l’âge de 24 ans, mais n’y parvient pas à cause de sa santé fragile. En 1890, l’abbé Alexis-Louis Mangin l’engage comme ménagère et sacristine à la paroisse de Masson. Elle y devient la première adhérente de la Fraternité du Tiers-Ordre de Saint-François deux ans plus tard.

    En 1895, Éléonore Potvin fonde, avec l’abbé Mangin, la Congrégation des Servantes de Jésus-Marie, une communauté se consacrant à la prière et à l'adoration perpétuelle du Très-Saint-Sacrement. Éléonore Potvin est alors choisie pour la diriger et reçoit le nom de Mère Marie-Zita-de-Jésus.

  • Arbraska Laflèche (Caverne)
    1865

    Arbraska Laflèche (Caverne)

    255, rte Principale Val-des-Monts (Québec) J8N 4B7

    Considérée comme l’une des plus grandes cavernes du Bouclier canadien, la caverne Laflèche est découverte en 1865 par le coureur des bois Joseph-Charles Dubois. Elle s’est formée il y a plus de 12 000 ans lorsque la fonte des glaciers a dissous le calcaire des roches sédimentaires, creusant ainsi la caverne et des lacs souterrains. Ses chambres dévoilent près de 20 000 ans d’histoire géologique.

    Jusque dans les années 1950, le site appartient à une compagnie dont l’actionnaire principal, Zéphyr Laflèche, donne son nom à la caverne. Abandonné pendant plusieurs années, le lieu est repris par la municipalité qui rend la caverne accessible au public en 1995. Dix ans plus tard, un parc aérien est construit sur le site. La caverne fait aujourd’hui partie du parc Arbraska Laflèche, un centre de loisir offrant des visites guidées de la caverne, des parcours dans les arbres, des tyroliennes et des rallyes.

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  • Centre patrimonial de la Maison Fairbairn
    1860

    Centre patrimonial de la Maison Fairbairn

    45, ch. de Wakefield Heights La Pêche (Québec) J0X 3G0

    La maison Fairbairn, l’une des plus anciennes bâtisses de Wakefield, est construite au début des années 1860 par William Fairbairn, un maçon d’origine écossaise. Arrivé dans la région en 1834, il est le premier à y ériger un moulin à provende, près de la rivière La Pêche, dont les murs en pierre sont toujours visibles aujourd’hui.

    Menacée de destruction à deux reprises en raison de travaux routiers et domiciliaires, la maison Fairbairn est déplacée en 2005 à son emplacement permanent actuel, au centre du parc Hendrick non loin du pont couvert de Wakefield. En 2012, le Centre patrimonial de la Maison Fairbairn ouvre ses portes au public. Il est possible de participer à des activités, d'observer des techniques artisanales d'époque et de visiter une petite école d'antan ainsi que la maison principale, où se trouve une exposition sur l’histoire et les familles fondatrices de la région.

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  • Lucy Faris
    1855

    Lucy Faris

    Secteur Aylmer

    Née le 25 août 1855, Lucy Faris est l’une des onze enfants de John Faris et Mary Benedict, une famille pionnière d’Aylmer. Passionnée de lecture depuis son plus jeune âge, elle souhaite créer un établissement permettant aux citoyens de sa communauté d’accéder à la lecture et à l’éducation. Après une vie passée dans sa ville natale, elle lègue un fonds à son nom à son décès en 1924. Il permet l’inauguration de la première bibliothèque d’Aylmer en 1938 qui contient notamment 220 livres donnés par Lucy Faris.

    En mai 2004, la Ville de Gatineau donne son nom à une nouvelle bibliothèque, qui occupe deux étages de l’édifice Place des Pionniers dans le secteur Aylmer jusqu’en 2020, afin d’honorer sa mémoire.

  • Maison culturelle George Bryson
    1854

    Maison culturelle George Bryson

    314 rte 148 Mansfield-de-Pontefract (Québec) J0X 1R0

    D’origine écossaise, George Bryson s’installe dans le Pontiac à la fin des années 1830, afin d’y développer une exploitation forestière. En 1843, il aménage une scierie et construit une glissoire sur les chutes Coulonge afin de faciliter le transport du bois. Véritable homme d’affaires, il domine le marché forestier du Pontiac et participe activement à son essor économique.

    En 1854, George Bryson fait construire, aux abords de la rivière Coulonge, une magnifique maison rappelant celles des marchands écossais du début du 19e siècle. La famille Bryson reste propriétaire de la demeure jusqu’en 1942. Délaissée pendant plusieurs années, un groupe de citoyens passionnés du Pontiac entreprend des démarches afin de sauvegarder le bâtiment et, en 1980, celui-ci se voit octroyer le titre de monument historique par le ministère de la Culture et des Communications. Aujourd’hui, la Maison culturelle George Bryson abrite un musée où l’on peut découvrir l’histoire du Pontiac et de la famille Bryson.

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  • Lieu historique national du Manoir-Papineau
    1850

    Lieu historique national du Manoir-Papineau

    500, rue Notre-Dame Montebello (Québec) J0V 1L0

    En 1817, Louis-Joseph Papineau achète à son père la seigneurie de la Petite-Nation. Forcé à l’exil en 1837 pour des raisons politiques, Papineau bénéficie d’une amnistie et rentre au pays huit ans plus tard. Il entreprend alors la construction d’un manoir dont les plans sont dessinés par Louis-Joseph Papineau lui-même et réalisés par l’architecte français, Louis Aubertin. Se dressant sur le promontoire du cap Bonsecours, la construction du manoir se termine en 1850. Il est composé d’un bâtiment principal, d’une annexe et de quatre tours.

    En 1975, le manoir est classé immeuble patrimonial et dix ans plus tard, le site est désigné lieu historique national du Canada. Maintenant ouvert au public, il est possible de visiter une partie du manoir et ses dépendances, ainsi que le musée familial, la chapelle funéraire où repose six générations de la famille Papineau et le pavillon de thé. En empruntant la grande allée de 800 mètres en pleine forêt, les visiteurs font un véritable saut dans le 19e siècle.

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  • Walton Smith
    1840

    Walton Smith

    Pontiac

    Originaire d’Angleterre, Walton Smith s’installe au Canada au début des années 1840. S’établissant dans le Pontiac, il devient rapidement l’assistant de John Egan, propriétaire de l’une des plus importantes compagnies forestières de la région. Au décès de ce dernier, Smith continue d’exploiter son entreprise avant de se lancer à son compte. Très engagé dans le développement du secteur, il est élu maire d’Onslow en 1860, puis en 1873. Il effectue un troisième mandat de 1875 à 1878, mais cette fois dans la nouvelle municipalité de Quyon.

    Vers 1860, sur un terrain de la succession de John Egan, Walton Smith fait construire une imposante résidence de style néoclassique, presque entièrement faite de bois de pin. Haute de trois étages, elle possède un toit décoré de frises de bois. En 1873, la maison est achetée par William Mohr, fils de l’un des premiers colons de la région, et appartient toujours à cette famille aujourd’hui.

  • Parc Aventure des Chutes Coulonge
    1840

    Parc Aventure des Chutes Coulonge

    100, promenade du Parc-des-Chutes Mansfield-de-Pontefract (Québec) J0X 1R0

    Le Parc Aventure des Chutes Coulonge se dresse sur les anciennes terres de George Bryson, magnat de l’industrie du bois dans le Pontiac au milieu du 19e siècle. Ce dernier y érige une scierie et une glissoire à bois de près de 915 mètres, afin de contourner les chutes Coulonge. Le secteur est au cœur de l’histoire forestière et de la drave dans la région.

    Dans les années 1990, le site des chutes Coulonge est transformé en parc. Les visiteurs peuvent effectuer une randonnée autoguidée par des panneaux d’interprétation et découvrir une exposition sur les outils et méthodes de l’époque. Le parc propose également des activités telles qu’un parcours à obstacles dans les arbres, de la tyrolienne au-dessus de la rivière Coulonge, ainsi qu’un parcours de Via Ferrata de plus de 600 mètres. Le Parc Aventure des Chutes Coulonge permet de découvrir l’histoire du site à travers différentes activités de plein air.

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  • Musée de l’Auberge Symmes
    1831

    Musée de l’Auberge Symmes

    1, rue Front Gatineau (Québec) J9H 4W8

    Se dressant sur les berges de la rivière des Outaouais et du lac Deschênes, l’Auberge Symmes est directement lié à la naissance et au développement d’Aylmer. Construite en 1831 par Charles Symmes, neveu de Philemon Wright, l’auberge permet aux voyageurs en provenance de Montréal de se reposer avant de reprendre un navire en direction du nord-ouest. Pendant plusieurs années, l’auberge représente le principal relais du réseau de transport de la région.

    Au cours des années 1880, la fréquentation de l’auberge décline en raison de l’essor du transport ferroviaire, plus rapide et confortable. Le bâtiment est utilisé à différentes fins jusqu’en 1975, lors de sa désignation comme monument historique. En 2003, le Musée d’Aylmer, alors situé dans la maison John-McLean, déménage dans l’ancienne auberge et prend le nom de Musée de l’Auberge Symmes.

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  • Jos Montferrand
    1827

    Jos Montferrand

    Secteur Hull

    Joseph Montferrand, dit Favre, plus connu sous le nom de Jos Montferrand, naît à Montréal, en 1802. Attiré en Outaouais pour travailler dans l’industrie forestière, il œuvre à titre de bûcheron, de draveur et de contremaître pour différentes compagnies pendant près de 30 ans. Reconnu pour sa force et son courage, l’homme est un fervent défenseur des droits des Canadiens français sur les chantiers forestiers. Qu’elles soient véridiques ou amplifiées, de nombreuses histoires et légendes décrivent les exploits de Jos Montferrand. Le bâtiment du palais de justice de Gatineau porte son nom, et en 1992, Postes Canada lui rend hommage en consacrant un timbre commémoratif à son effigie.

  • James Maclaren
    1822

    James Maclaren

    Secteur Buckingham

    Né en 1818, à Glasgow (Écosse), James Maclaren immigre au Canada avec sa famille en 1822. Ils s’installent d’abord dans le canton de Torbolton, en Ontario, puis dans les années 1840, les Maclaren s’établissent à Wakefield. James Maclaren et son frère fondent la James Maclaren Company vers 1850 et rapidement, l’entreprise comprend un magasin général, un moulin à farine, une briqueterie et une fabrique de lainage. À cette même époque, l’homme d’affaires achète des billots de pin blanc qu’il revend en partie aux scieries d’Ottawa.

    James Maclaren continue d’étendre son entreprise, mais c’est principalement à Buckingham que se trouve le foyer de ses activités. Il est l’un des principaux employeurs de la ville et joue un rôle important dans sa mise en valeur.

  • Mary McConnell Conroy
    1816

    Mary McConnell Conroy

    Secteur Aylmer

    Née en 1816, dans une éminente famille œuvrant dans l’industrie agricole et forestière, Mary McConnell figure parmi les femmes pionnières de l’Outaouais. En 1837, elle épouse un prospère marchand, Robert Conroy, avec qui elle s’installe à Aylmer. Ce dernier y fait construire l’hôtel British afin d’accueillir les voyageurs en transit voulant contourner les chutes Chaudières. Le couple habite également sur place avec leurs dix enfants.

    Impliquée dans le développement des services de transport d’Aylmer, Mary acquiert, en 1857, la ferme des rapides Deschênes. Celle-ci devient l’une des plus importantes fermes laitières de l’Outaouais. Véritable femme de tête, elle prend les rênes des entreprises familiales en 1868, au décès de son époux. Elle modernise leurs installations, augmente le nombre de scieries et emploie près de 200 travailleurs. Son sens des affaires fait d’elle une baronne de l’industrie forestière, titre rarement octroyé à une femme à l’époque.

  • Philemon Wright
    1800

    Philemon Wright

    Secteur Hull

    Philemon Wright naît en 1760, aux États-Unis, dans une famille de cultivateurs. En 1800, profitant de l’ouverture de l’Amérique du Nord à la colonisation américaine, Wright prend la route, avec quelques familles et ouvriers, pour s’établir dans le canton de Hull. Son objectif est de mettre sur pied une colonie agricole autosuffisante. Ils débutent la construction d’un village près des chutes Chaudières, qui est plus tard connu sous le nom de Wright’s Town.

    Véritable homme d’affaires, Wright voit rapidement le potentiel que représente l’industrie forestière dans la région. Il est le premier, en 1806, à amener un radeau de bois équarri jusqu’à Québec pour vendre sa cargaison. En 1814, il crée la firme Philemon Wright and Sons avec ses fils afin de développer son entreprise. Décédé en 1839, Philemon Wright joue un rôle déterminant dans l’essor de ce qui devient, en 1875, la Ville de Hull.

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