Le chef derrière Les Fougères

Publié le 10 février 2020

« Je n’aime pas ça, parler de ma bouffe. J’aime qu’elle s’exprime par elle-même », explique Yannick LaSalle, chef du restaurant Les Fougères, à Chelsea.

Sa cuisine est appréciée et reconnue depuis quelques années non seulement par les gens de la région, mais elle fût récompensée à l’autre bout du pays, à Kelowna, lors des Canadian Culinary Championships en février 2019. C’est là qu’il a été nommé meilleur chef du Canada.

Apprendre des plus grands chefs

Après sa formation en cuisine dans le Pontiac, d’où il est originaire, Yannick fait ses premières armes à L’Orée du Bois auprès des chefs Guy Blain et Jean-Claude Chartrand, puis au restaurant Les Fougères, propriété de Charles Part et Jennifer Warren. Quelques stages dans les meilleurs restaurants en France, en Californie et à New York lui ouvrent de nouveaux horizons culinaires, dont la tendance « de la ferme à la table ». Il revient aux Fougères motivé, rempli d’idées.

L’inspiration dans la cour

Le magnifique jardin derrière le restaurant, que Jenny-la-jardinière entretient depuis 15 ans, est une source d’inspiration au quotidien pour le jeune chef. « La fraicheur m’inspire. J’aime mettre les légumes en valeur avant la protéine. » Et bien sûr, il y a les produits locaux. « Y a tellement des beaux artisans ici : Le Coprin, Saveurs des Monts, Juniper Farm… »

« J’aime que ce soit simple, goûteux, et que les gens se sentent bien en sortant du restaurant », explique-t-il.

Les propriétaires des Fougères, lui laissent carte blanche pour monter le menu. « Ils sont là pour m’appuyer quand j’ai besoin d’aide. Je travaille avec les managers, les coéquipiers, et ensemble, on amène toujours des idées nouvelles. »


L’esprit d’équipe selon Yannick

Ce n’est un secret pour personne, le milieu de la restauration peut être un secteur difficile. Le chef des Fougères est particulièrement fier et reconnaissant d’être entouré de collègues qui s’entraident et qui s’aiment. « Ça, ça me fait vraiment chaud au cœur. L’équipe est passionnée, prête à travailler 13, 14 heures par jour. Je ne peux pas demander mieux! »

Croit-t-il être un leader positif? « J’essaie! J’ai toujours été dans les sports. Mes coachs (en sport comme en cuisine) m’ont bien appris; il faut laisser aux gens la liberté de s’exprimer. On a tous des journées difficiles. Faut juste en parler. »

Il a beau voyager partout à travers la planète, Yannick revient toujours vers ses racines. Selon lui, l’Outaouais se démarque du reste du monde par sa chaleur humaine, sa convivialité. « Le monde se tient, comme une famille. »

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Ambassadeur

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