« Man y est un peu tôt pour nous parler de ski tsé full genre comme. »

Rassurez-vous, je ne suis ni skieur, ni planchiste, alors ce n’est pas de sports d’hiver dont je vais vous parler. J’ai skié deux fois dans ma vie et bien que je ne me sois pas planté (sauf une fois en débarquant du remonte-pente… triste mais vrai!), l’impression d’avoir l’air un brin ridicule en faisant du slalom en position chasse-neige sur une piste pour débutants a eu raison de moi. Je suis, par contre, un adepte de beaux paysages, de plein-air et d’un peu d’adrénaline de temps en temps, tout cela sur une trame de mélancolie automnal que j’affectionne tant. En plein dans le parc de la Gatineau, Camp Fortune, de par sa proximité avec le centre-ville et la diversité des activités qu’on peut y pratiquer, me semble une destination tout indiquée pour tout citadin ou visiteur qui veut profiter de la nature sans s’aventurer trop loin de Gatineau. Jetons-y un coup d’œil, si vous le voulez bien.

Le disc-golf

Le nom dit tout; c’est essentiellement un terrain de golf où on troque les bâtons et les balles pour des disques (frisbees). Un filet en métal fait office de trou et l’idée est de se rapprocher dudit filet avec le moins de coups possible, comme au golf traditionnel. MAIS C’EST DUUUUUUR! Du moins si votre maniement du disque ressemble au mien, parce que si je ne me débrouille pas trop pire côté distance, côté adresse, on repassera et côté visou, on n’en parlera même pas. Et ça, c’est quand le disque ne revient pas vers moi comme un boomerang (j’vous jure que ça arrive!). Non je ne suis pas un athlète. C’est assumé.

Camp Fortune propose un parcours de 9 trous et un de 18 trous. Ça peut faire une superbe activité avec un groupe d’amis et les rires risqu'ent fort d’être au rendez-vous. Pour ma part, je me promets bien d’aller en jouer quelques rondes cet automne, question de peaufiner ma technique et d’impressionner tout le monde l’été prochain au party de chalet. Avant que vous ne le demandiez, non il n’y a pas de karts pour parcourir le terrain. Profitez de la marche pour admirer les couleurs dans les arbres entre les verts et les tertres (voyez comme je maîtrise le jargon du golf? Mais non, je ne suis pas golfeur non plus).

Le Défi aérien

Des obstacles! Des obstacles partout!
Des obstacles! Des obstacles partout! Photo: Melisa Vazquez

Ici, le rush d’adrénaline commence! J’ai fait plusieurs parc aériens dans ma vie mais pas encore celui de Camp Fortune. Je me le réserve aussi pour cet automne. C’est qu’il est invitant en titi avec ses différentes zones (l’Explorateur si vous filez aventurier-prudent ou l’Amazone si sommeille en vous un Indiana Jones des 3 premiers films (je boycotte le 4e, désolé.)) et ses nombreuses l'ongues tyroliennes. Quand on l’a visité au début de l’été lors de notre tournée de familiarisation du personnel de l’accueil, notre guide nous montrait généralement le point de départ et les obstacles avoisinants mais quand on regardait au loin et qu’on voyait les autres plateformes et les l'ongs fils de métal qui les relient, on avait envie de s’enfiler un harnais, de s’accrocher une poulie à la taille et de se lancer en criant comme un imbécile. En tous cas, c’est l’effet que ça m’a fait à moi. Après mon parcours, j’irai me calmer les nerfs (ou pas) au disc-golf.

Il y aussi un parcours pour les enfants (plus près du sol et moins extrême) où les plus jeunes pourront sortir le petit singe en eux sous l’œil attentif de leurs parents. De toute façon, des guides-accompagnateurs seront là pendant l’aventure alors pas de danger mais si jamais le vertige vous prend où que vous figez sur une plateforme, il est possible de quitter le parcours à plusieurs endroits.

Se lancer sur un gros coussin

https://www.youtube.com/watch?v=4R8sXuStKn8&list=PLRDFQUrPk3WfGMfAu-aUSfm1iZTk6esJl

Ça, je l’ai fait. Et Oh! Mon! Doux! que c’est quelque chose! En arrivant dans le stationnement, on a vu la structure et je suis pas mal certain qu’on s’est tous dit « Pfffffff! C’est même pas haut! » C’est ça. Pas haut du tout. Juste 28, 34 ou 40 pieds. Y a rien là, comme on dit. On a vu le matelas se faire gonfler devant nous et le gars de Camp Fortune sauter de la plateforme en faisant des pirouettes pour tester le coussin et sa capacité à amortir un corps qui subit la loi de la gravité. Personnellement, je sautais intérieur sur place comme un p’tit gars qui apprend qu’il s’en va au zoo voir son animal préféré, mu par un curieux mélange d’excitation et de crainte pour ma vie.

Le coussin finit de se gonfler. On nous invite à grimper dans la structure où on nous explique les consignes de sécurité. On commence d’abord au premier niveau (28 pieds) et on doit tomber sur le dos ou sur les fesses sinon c’est considéré comme un échec et on ne peut pas monter à la plateforme suivante. Je ne me souviens plus trop de l’ordre dans lequel on a sauté mais comme la politesse dicte que « les dames d’abord », il est probable que je n’aie pas sauté en premier. J’ai un vague souvenir d’entendre des « Ouaaaaaaaaaah! », des « poufffff » et des « Ouah trop cool! » à quelques reprises avant mon saut. Anyway. Arrive mon tour. Je me penche au dessus du coussin. C’est pas si haut, me semble. « Tu peux y aller », me dit la préposée. Je m’élance et en plein vol plané je me demande si je vais atterrir au bon endroit, si je me suis assez propulsé et, surtout, si je vais me faire mal. Ben non. J’atterri doucement sur le coussin, je lâche un « YEAH! » bien ressenti et je descends, tout content de pouvoir passer au niveau suivant.

Au troisième étage, par contre, j’ai fait l’erreur de regarder vers le bas avant de sauter. Pas la meilleure idée du monde, surtout que j’ai l'ongtemps eu une réelle peur des hauteurs qui se manifeste encore de temps en temps si je suis sur le bord d’un précipice ou d’un escarpement et qu’aucune barrière ne me retiendrait en cas de chute, ce qui était le cas à ce moment précis.

La préposée : -Tu peux y aller.

Je m’élance et je saute.

Moi (à moi-même en plein vol) : -Hé *juron* que c’est haut. Me semble que ça prend du temps avant d’arriver au coussin… C’était sans doute une erreur; j ’aurais dû m’en tenir au deuxième niveau… Y a pas de honte à ne pas avoir escaladé l’Everest quand on a fait le K2, non? Je vais sans doute me faire m…

Poufff!

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Atterri en vie! Photo: Melisa Vazquez

Je suis atterri sur le coussin. En vie. Je n’ai sans pas eu le temps de me dire réellement tout ça mentalement mais c’est tout un saut!

Mais savez-vous quoi? Après le parc aérien et le disc-golf, je vais probablement retourner me lancer de la plateforme sur le gros coussin. Tant qu’à passer une journée #outaouaisfun à Camp Fortune, aussi bien le faire à fond! Un p'tit tour au www.tourismeoutaouais.com vous convaincra vite qu'il y a plein d'autres choses à faire dans les environs, aussi!

Photo de couverture: Melisa Vazquez

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