Le vent du nord nous amène à Wakefield

Publié le 5 juillet 2019

« Khewa ça veut dire le vent du Nord. Ce vent-là nous ramène à nos traditions. »

Depuis 2001, Nathalie Coutou nous accueille dans sa boutique et galerie de Wakefield qui se veut une porte d’entrée à une présence autochtone authentique en Outaouais.

Mettre en valeur l’appréciation culturelle

Plus de 700 artistes autochtones, métis et inuit sont représentés chez Khewa. La propriétaire a également lancé, il y a un an, une collection de vêtements faits au Québec à partir de ses propres œuvres.

L’artiste et entrepreneur d’origine Métis-Mi’kmaq désire que les gens puissent non seulement « repartir avec un petit morceau de l’Outaouais », mais surtout apprendre sur la culture autochtone, métisse et inuit.

Lorsque Nathalie nous ouvre les portes de sa boutique, elle désire nous accueillir comme si on était chez elle, tout en prenant le temps de nous expliquer l’histoire et les origines des œuvres que l’on peut retrouver chez Khewa.

« L’art est un prétexte pour tisser des liens. Je veux que mes visiteurs puissent être à l’aise de poser leurs questions. »

Myriam Baril Tessier
Myriam Baril Tessier

Khewa : boutique et galerie de Wakefield où sont représentés plus de 700 artistes autochtones, métis et inuit.

Khewa, un pont entre les cultures

Nathalie dit venir passer du temps près de la rivière Gatineau presque tous les jours. « C’est vraiment une source d’énergie et un genre d’hommage au nouveau jour. »

Avec sa boutique, Nathalie s’inspire du mythique pont de Wakefield pour non seulement créer un pont entre les cultures, mais aussi pour rassembler sa communauté autour d’une cause. C’est un lieu de rassemblement, d’éducation et d’échanges interculturels dans le but de « mettre en valeur l’appréciation culturelle et non l’appropriation culturelle. »

« J’ai choisi de vivre dans un village où je pourrais faire une différence en offrant quelque chose de signifiant. »

Elle dit avoir choisi Wakefield pour y installer sa famille et son entreprise lorsqu’elle a entendu l’histoire de solidarité des habitants de la municipalité qui ont jumelé leurs efforts pour reconstruire le pont complètement détruit lors d’un incendie en 1984. Nathalie dit avoir voulu élever ses enfants dans cet esprit de communauté et de coopération.

« La communauté de Wakefield, je dirais que c’est des gens de cœur, des gens d’action. Une communauté qui est rare et qui nourrit mon imaginaire. »

 

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