L’effet papillon

Publié le 21 février 2018

« Je pense que c’est mon musée préféré. »

  Lou

Juste avant d’entrer, mon fils me lance cette phrase qui me fait chaud au cœur. C’est vrai que le Musée canadien de la nature est fantastique. Son architecture, son histoire, ses expositions permanentes d’animaux et de minéraux (entre autres), il est difficile de ne pas l’aimer.

Nous étions conviés à visiter un endroit qui m’était alors inconnu dans cet établissement : le solarium. Un petit coin du sud au milieu de la saison froide. C’est dans ce solarium, jusqu’au 2 avril, que l’on accueille des centaines de papillons.

Accompagnés de Laurence, qui travaille au Musée, nous nous attardons avant d’entrer dans le solarium. Elle nous explique que chaque semaine, une cargaison de bébés papillons venant tout droit du Costa Rica arrive au musée. On peut les apercevoir à travers la vitrine de la pouponnière, soutenues le long de baguettes de bois. De la beauté contenue dans des chrysalides aussi différentes les unes des autres. Certaines ressemblent à des feuilles d’automne recroquevillées, d’autres à des robots dorés. Rien ne bouge, sauf peut-être quelques nouveaux-nés qui font sécher leurs ailes patiemment.

Des triplés!

Nous tentons (sans succès) de réaliser un papillon en origami. Malgré le plan et la vidéo explicative, j’ai les mains pleines de pouces. Je garde ma feuille légèrement chiffonnée pour plus tard. (La vidéo est sur le site du musée.)

Plus loin, un microscope est disponible pour observer de très près les ailes. Les gars constatent à quel point c’est beau, ces toutes petites mosaïques colorées aux motifs incroyables. On a hâte de les voir live.


Avant d’entrer, on nous invite à enfiler un dossard coloré. Je choisis le jaune, Lou, le rouge.

C’est maintenant le temps d’entrer dans la salle principale. Il fait chaud. Des papillons d’une grandeur surprenante volent vers nous, passent tout près, comme au ralenti, en laissant voir le bleuté de leurs ailes.

Mes gars se retiennent de crier d’excitation. Moi aussi. Il y a beaucoup de vie autour de nous, mais curieusement, c’est le silence. Quel moment zen! La règle est simple : il ne faut pas toucher aux papillons à moins qu’ils se posent sur nous. On garde notre calme.

On se promène dans cet endroit luxuriant avec prudence. Il y a tellement de papillons qu’on ne sait où poser les yeux. Des fruits sont installés un peu partout; c’est bar open pour les insectes qui s’y attroupent.

Les couleurs et les grandeurs surprennent. Laurence nous pointe son préféré : celui avec des ailes transparentes! Nous sommes chanceux de l’apercevoir!

Bonjour, Greta oto! (c'est son vrai nom)

Fiston a un faible pour les monarques. Quant à Henri, il évite avec crainte les grands papillons qui lui volent autour. Les araignées, maintenant les papillons. Voilà un aspect de lui dont j’ignorais l’existence.  Lou, par contre, se trouve à être un charmeur de papillons. Le dossard rouge semble fonctionner. Il tend un doigt vers le lépidoptère, qui, doucement, grimpe sur sa nouvelle monture. Certains se posent doucement sur son épaule ou sur sa botte. Je trouve trèèèeèeèes bien que ces petites bestioles imposent le calme chez un garçon plein d’entrain. Bravo, papillon, bien joué. Es-tu disponible pour garder jeudi soir?

Que personne ne bouge.

Nous quittons l’endroit en nous assurant qu’aucun papillon ne nous accompagne à l’extérieur. Tout le monde a adoré l’expérience. Un must, vraiment, pour quitter le gris de l’hiver le temps d’un battement d’ailes.

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